Stanislav Dorochenkov

Filmographie :

l’Iliazde (en développement), avec Jeanne Casillas, Vava Dudu, Stanislav Dorochenkov, Régis Gayrot, François Mairé, Henry Douard, Chalva Zdanevich, Petr Zhoukov, Laura Vasques, Karaman Kutateladze etc

Edifices étoilés, 11 mn, 2K, 2015, commande du Musée Pouchkine à Moscou, dans le cadre de l’exposition Iliazd XXe siècle 2015-2016

Le travail de Messie, 25mn, vidéo, 2012, Ukraine, sur le roman perdu de Bruno Schulz

Scène de Faust / Сцена из Фауста, 26 min, HD, 2012, fiction expérimentale

Postface à la brochure de 1942 / Послесловие к брошюре 1942 года, 30 min, 16mm, 2012, poème documentaire, Re:Voir Films Production

Ateisti Fulminati, 25 mn, S8, N&B et couleur, 2007, court-métrage expérimental

La vie est tombée comme une ménagerie / Жизнь упала как зверинец, 35 mn, 16mm, couleur, 2005, court-métrage expérimental

Le banquet / Пир, d’après Platon, 20 min, Betacam, 2002, court-métrage de fiction

Célébrités sans abri / Бездомные знаменитости, 25 min, Betacam, 2001, comédie

Né en 1981 à Moscou, Stanislav Dorochenkov suit un cursus d’histoire du théâtre à l’Université d’État des sciences humaines de Russie, après une licence de journalisme à l’Université des Amitiés des Peuples à Moscou. En France, il suit en candidat libre les cours d’Alain Badiou, Jean-Luc Nancy, Jacques Derrida tout en faisant un master de théâtre à Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis. En parallèle, il écrit des articles sur le théâtre pour les journaux et magazines russes.

En lien avec le milieu du cinéma expérimental parisien (l’Abominable, Collectif Jeune Cinéma…), il tourne entre 2003 et 2005 son premier film en France « La vie est tombée comme une ménagerie« , mêlant différents formats (16mm, Super 8, Betacam).

Son expérience personnelle de comédien lui permet de réfléchir sur les techniques de mise en scène et de jeu des acteurs. Dans ses films « Postface à la brochure de 1942 » et « Scène de Faust« , il expérimente et travaille le texte comme une partition musicale, supprime la ponctuation textuelle en la remplaçant par la respiration, tentant de s’éloigner de la psychologie.

Depuis 2012, il mène une recherche active autour de manuscrits ou textes rares et inédits. En Pologne et en Ukraine, il s’attache à l’étude des manuscrits et dessins de Bruno Schulz, afin de composer une reconstruction imaginaire de son roman perdu pendant la Seconde Guerre Mondiale “Le Messie”. Ce travail, dont une esquisse est réalisée en vidéo en 2012, prendra la forme d’un scénario de long-métrage, co-écrit avec le poète Samy Lariby.

En 2014 à Marseille, il commence un travail de recherche approfondie pour l’élaboration d’un projet de film ambitieux “L’iliazde”, construit sur les archives de l’artiste russo-géorgien Ilia Zdanevich (dit Iliazd). Iliazd est réputé en tant qu’éditeur de livres rares mais une large part de son oeuvre reste encore aujourd’hui méconnue. Pour ce projet, Stanislav Dorochenkov réalise une série de mises en scène de ses textes en zaoume (langue d’outre-entendement futuriste inspirée du russe) où interviennent artistes et chercheurs: Vava Dudu, Laura Vasquez, Régis Gayraud, Amélie Legrand et le neveu d’Iliazd, Karaman Kutateladze. Il présente ce travail d’avril à mai 2015 en Géorgie à l’Art-villa Garikula. D’autre part, il filme les archives et fragments typographiques des livres précieux réalisés par Iliazd, en collaboration avec de prestigieux artistes comme Picasso ou Max Ernst.

En 2015, il lance un projet d’exposition avec Ekaterina Gavrilova au Zeiss Planetarium de Berlin sur les prédictions astrologiques et astronomiques de la Révolution de 1917 en Russie. Exposition qui devrait voir le jour en 2017, pour l’anniversaire du centième anniversaire de la Révolution. Dans ce cadre, il prépare un film en partie réalisé en 3D, à partir de lithographies du ciel observé en 1917, de projections du ciel en 2017 et d’études comparatives de ces deux années. Stanislav Dorochenkov s’inspire ici du travail d’un astronome méconnu, découvreur de planètes et lithographe, Ernst Wilhelm Tempel, qui a prophétisé la révolution allemande de 1848. L’exposition permettra de recréer le boudoir de l’astronome où interviendront des performeurs – notamment le danseur de Butô Gyohei Zaitsu. Une installation laser du graphiste Stanislav Glazov rendra compte des découvertes de Tempel, sur une musique originale de Sergei Nevski composée à partir de sons de voyages spatiaux enregistrés par la Nasa.